Les définitions:
D'une manière générale, le terme "plancher" s'applique à des éléments de bois massifs (± 22 mm) de qualité inférieure, rainurés-languettés, destinés à être cloués sur un lattage ou un gîtage.
Par "qualité inférieure", on entend aussi bien une essence pauvre (comme le pin), qu'une essence plus noble mais sélectionnée dans un choix inférieur. Ceci est dû au fait, historique, qu'un plancher n'était destiné à l'origine qu'à servir de support pour un revêtement de sol jugé moins fruste (balatum, moquette,...).
Par contre, des lames de 22 mm, dans un choix supérieur (chêne "Premier" ou autre), sera plutôt qualifié de "parquet traditionnel", toujours pour des raisons historiques. En effet, les colles sont invention récente, et qui voulait un beau parquet choisissait obligatoirement des éléments épais, massifs, qu'il fallait fixer par clous dans des gîtes. La seule différence (!) est que ces lames-là n'étaient pas destinées être recouvertes d'un revêtement de sol supplémentaire...
Notre conseil:
Plutôt que de risquer d'être confus un utilisant un terme (plancher) pour l'autre (parquet), privilégiez l'emploi des termes descriptifs: parlez d'éléments destinés être collés en plein , ou parlez d'éléments destinés être cloués. Mieux encore, parlez de l'état du support: chape ou béton de propreté, panneaux ou gîtage,... Tout interlocuteur expérimenté comprendra immédiatement votre requête.
Les prescriptions:
Les planches ne doivent pas être choisies trop larges, car le risque de les voir s'arquer (ou se gauchir) augmente proportionnellement. Une solution, si l'on désire vraiment de grandes largeurs, est d'augmenter aussi l'épaisseur.
En outre les retraits sont également proportionnels la masse du bois: l'apparition de joints entre lames de 22 mm est presque systématique, surtout si le taux d'humidité des locaux est irrégulière.
Aujourd'hui, les dimensions des planches ne sont plus celles des décennies ou siècles précédant. Il est difficile, sauf en essences résineuses, de dépasser 2 mètres en longueur et 170 mm en largeur. Ceci est principalement dû au coût, mais également aux techniques utilisées aujourd'hui: techniques de séchage artificiel du bois d'une part, techniques de façonnage des planches d'autrepart. Ainsi, peu de machines permettent de dépasser les 250 cm dans la réalisation d'une rainure-languette sur le pourtour complet de la planche.
Et les planchers "de récupération"?
C'est pratiquement la seule solution si vous désirez des éléments aux grandes dimensions d'autrefois...
Attention cependant aux petites surprises. Nous ne parlons pas des défauts visibles (vieux clous, fentes,...) mais plutôt des éléments invisibles: les champignons et autres parasites. Il est fréquent, lors de l'emploi de matériaux de récupération, de faire "entrer le loup dans la bergerie"...
Enfin, ne croyez pas que ces matériaux vous permettront de faire des économies: ils sont recherchés, et leur restauration est souvent coûteuse.
Pour obtenir les prescriptions précises concernant ce type de pose, cliquez ici.